Le Tour de France (Part 6)

Today’s quote: “I write to discover what I think. After all, the bars aren’t open that early.” – Daniel J. Boorstin


En outre, Pierre Sansot compare la Grande Boucle avec une procession catholique, une liturgie nationale. « L’étape constituait tout autant une route parcourue qu’une pause. Le Tour se composait d’étapes tout comme le chemin de croix égrène des stations » (Sansot, 99). Tout le monde assiste au Tour comme ils assisteraient à une séance à l’église. Sansot aussi compare l’arrivée sur le Champs-Elysées à un jour de célébration de la Révolution. Il écrit, « …nous revivions une seconde fois la libération de Paris, si intense était cette expérience émotionnelle commune » (94). La Grande Boucle résonne les cris de l’époque : « Vive la Révolution ! Vive la France ! »

Pourquoi Fumey et Sansot disent-ils que le Tour est mythique ? Fumey cite Gaboriau en disant « La nature se personnalise. Les cols deviennent des géants que l’on interpelle. Des monstres que les héros mythologiques vainquent » (401 ; 1995, 34). Chaque grimpeur doit penser des montagnes comme leurs défis d’un autre monde. Pour Sansot, le TDF est mythique car il possède les « caractères essentiels du mythe : …émergence d’une émotionnalité collective intense, production de récits et de légendes, héroïsation de certains êtres devenus des demi-dieux, [etc.] » (92). Pour Fumey, « La géographie du Tour est une construction mythique qui emprunte aux lieux et aux coureurs tous les ressorts d’une histoire qui étonne par sa dynamique » (389). Il y a une atmosphère mythique autour de la course – soit de l’environnement non-physique, soit de la géographie – qui le rend fascinant.

Coureurs notables

Quatre coureurs ont gagné le Tour de France cinq fois. Jacques Anquetil et Bernard Hinault de France, Eddy Merckx de Belgique, et Miguel Indurain d’Espagne, qui a été le seul à gagner dans cinq ans consécutifs (1991-1995). Miguel (Big Mig) Indurain avait une fréquence cardiaque de 28 battements par minute au repos et son cœur est environ 50 pour cent plus grand que la taille moyenne. Les battements de cœur peuvent atteindre 200 par minute, surtout dans les étapes montagnes. Parfois les coureurs se poussent au point d’une fringale[12] en essayant de passer les autres coureurs aux montagnes. Sur le Puy-de-Dôme, Raymond Poulidor et Jacques Anquetil ont combattu l’un à côté de l’autre tout au long de l’ascension.

Comme c’est typique dans le monde des sports, « Les héros méritaient comme autrefois un surnom : « Aigle de Tolède » (F. Bahamontès), « le Fou pédalant » (F. Kubler), « le Blaireau » (B. Hinault) » (Sansot, 102). Jacques Anquetil, surnommé Maître Jacques, a été le premier à gagner cinq fois le TDF. Il a porté le maillot jaune 59 fois. Eddy Louis Joseph Merckx, surnommé le Cannibale pour son insatiabilité, a gagné cinq Tours d’Italie, un Tour d’Espagne, et cinq Tours de France, portant le maillot jaune un record 111 fois. Troisième, le Blaireau en était vainqueur de cinq, portant le maillot jaune 79 fois.


[12] Voir à Vocabulaire


Brain teaser:

The following two 4×4 grids each contain a 12-letter word. Each word is formed by a chain of letters. A word can begin with any of the letters in the grid. The second letter of a word is adjacent (either horizontally, vertically, or diagonally) to the first letter, the third letter is adjacent to the second, and so on. No letter can be used more than once. Four letters in each grid will be unused. Can you find the words?

DNNW
UEIE
ROKT
NGAR
LAME
CNNG
IOIL
LDUT

A+

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